Destination

Pacifique Sud

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29ème édition
        2019

10

 

 

 

Espiritu Santo: son histoire

 

L’île d’Espiritu Santo, plus communément appelée
Santo, est la plus grande île de l’archipel avec
une superficie d’environ 4000 km2.
Elle doit son nom à Queiros qui, persuadé d’avoir découvert les Terres Australes, baptisa l’archipel :
« Terra Australia del Espiritu Santo »

 

 
 
 
 
 
 

 

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Un peu d’histoire

En raison de sa taille et de sa situation géographique particulièrement intéressante au plan stratégique comparé aux autres îles de l’archipel, Espiritu Santo devint une importante base militaire de l’armée américaine pendant la Seconde Guerre mondiale. Véritable poste d’avant-garde pour Guadalcanal, dans les Iles Salomon, Santo fut alors doté de plusieurs pistes d’atterrissage, de quatre hôpitaux, avec d’importantes installations portuaires à Luganville, et des demi-lunes à perte de vue. On y a même dénombré une trentaine de
cinémas ! Il reste encore de nombreux vestiges de cette présence, tant à Luganville qu’un
peu partout sur l’île : carcasses d’avion dans la jungle, pistes d’atterrissage, câbles anti- sousmarins, docks, prisons.

Million Dollar Point

Ce qu’il y a de plus spectaculaire est sans conteste la Pointe de Millions de Dollars ou « Million Dollar Point », l’endroit où les Américains se débarrassèrent de tout leur matériel à la fin de la guerre. Camions, bulldozers, jeeps, conteneurs, chariots à fourche gisent là, près de la 

 

James Albert Michener

Ce capitaine de corvette dans la marine américaine s’est inspiré des environs pour écrire son fameux roman « Contes du Pacifique Sud » (« Tales of the South Pacific »), ouvrage qui lui a valu le Prix Pulitzer de la fiction en 1948.

 

 

 

 

 

 

Il y est question d’histoires d’amour sur fond de guerre, celle d’un jeune Marine et d’une belle Tonkinoise, fille de Bloody-Mary, et d’une infirmière, Nellie, et d’un planteur français, Emile De Becque (dont la maison hexagonale existe encore de nos jours, elle appartient à la famille du planteur). Le tout dans un paradis tropical inspiré de Santo. L’histoire a rencontré un vif succès dans le monde anglo-saxon et a même fait l’objet d’un film, « South Pacific ».

surface et jusqu’à plus de quarante mètres de profondeur, à quelques pas de la plage.

Président Coolidge

Les amateurs de plongée sur des épaves s’offriront mieux encore : une visite du Président Coolidge, un paquebot de luxe converti en transporteur de troupes pour les besoins de la guerre par l’armée américaine, qui a coulé après avoir déclenché deux de ses propres mines le 26 octobre 1942.

Au moment du drame, il transportait 5000 hommes. Seuls deux périrent. Cet énorme bâtiment, de 200 mètres de long, gît aujourd’hui par 20 à 70 mètres de profondeur. Les cales regorgent encore de matériel et de véhicules de guerre. Des munitions, des casques et des fusils hantent toujours les couloirs tandis vaisselle et coutellerie chahutent dans les cuisines… 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Espiritu Santo: son histoire

L’île d’Espiritu Santo, plus communément appelée Santo, est la plus grande île de l’archipel avec une superficie d’environ 4000 km2.
Elle doit son nom à Queiros qui, persuadé d’avoir découvert les Terres Australes, baptisa l’archipel : « Terra Australia del Espiritu Santo »

Un peu d’histoire

En raison de sa taille et de sa situation géographique particulièrement intéressante au plan stratégique comparé aux autres îles de l’archipel, Espiritu Santo devint une importante base militaire de l’armée américaine pendant la Seconde Guerre mondiale. Véritable poste d’avant-garde pour Guadalcanal, dans les Iles Salomon, Santo fut alors doté de plusieurs pistes d’atterrissage, de quatre hôpitaux, avec d’importantes installations portuaires à Luganville, et des demi-lunes à perte de vue. On y a même dénombré une trentaine de cinémas ! Il reste encore de nombreux vestiges de cette présence, tant à Luganville qu’un peu partout sur l’île : carcasses d’avion dans la jungle, pistes d’atterrissage, câbles anti- sousmarins, docks, prisons.

Million Dollar Point

Ce qu’il y a de plus spectaculaire est sans conteste la Pointe de Millions de Dollars ou « Million Dollar Point », l’endroit où les Américains se débarrassèrent de tout leur matériel à la fin de la guerre. Camions, bulldozers, jeeps, conteneurs, chariots à fourche gisent là, près de la surface et jusqu’à plus de quarante mètres de profondeur, à quelques pas de la plage. 

Président Coolidge

Les amateurs de plongée sur des épaves s’offriront mieux encore : une visite du Président Coolidge, un paquebot de luxe converti en transporteur de troupes pour les besoins de la guerre par l’armée américaine, qui a coulé après avoir déclenché deux de ses propres mines le 26 octobre 1942.

Au moment du drame, il transportait 5000 hommes. Seuls deux périrent. Cet énorme bâtiment, de 200 mètres de long, gît aujourd’hui par 20 à 70 mètres de profondeur. Les cales regorgent encore de matériel et de véhicules de guerre. Des munitions, des casques et des fusils hantent toujours les couloirs tandis vaisselle et coutellerie chahutent dans les cuisines… 

James Albert Michener

Ce capitaine de corvette dans la marine américaine s’est inspiré des environs pour écrire son fameux roman « Contes du Pacifique Sud » (« Tales of the South Pacific »), ouvrage qui lui a valu le Prix Pulitzer de la fiction en 1948.

Il y est question d’histoires d’amour sur fond de guerre, celle d’un jeune Marine et d’une belle Tonkinoise, fille de Bloody-Mary, et d’une infirmière, Nellie, et d’un planteur français, Emile De Becque (dont la maison hexagonale existe encore de nos jours, elle appartient à la famille du planteur). Le tout dans un paradis tropical inspiré de Santo. L’histoire a rencontré un vif succès dans le monde anglo-saxon et a même fait l’objet d’un film, «South Pacific».