Destination

Pacifique Sud

27ème édition
        2017

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Découvrez... un archipel hors du temps

 

 

 

Depuis l’époque
des explorateurs,
les habitants sont
restés profondément
attachés à leur
culture. La nature
est toujours aussi
généreuse. Au
Vanuatu, indépendant
depuis juillet 1980,
rien ne semble avoir
bougé, ou presque...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Histoire

Terres australes du Saint-Esprit

Les premiers à avoir colonisé le Vanuatu, il y a environ 3 500 ans, seraient des navigateurs mélanésiens venant de Papouasie Nouvelle-Guinée. Sur leurs frêles pirogues, ils transportaient des animaux et des plantes au cours de traversées longues et périlleuses. De nombreux autres groupes, certains Polynésiens, s’installèrent plus tard sur ces îles. En mai 1606, le Portugais Pedro Fernandes de Queiros est le premier Européen à découvrir l’archipel. Croyant enfin avoir atteint le continent austral,
objectif de son expédition, il baptise le bout de terre sur lequel il a accosté « Terra Australia del Espiritu Santo » d'où l'île de Santo tient son nom !
Le navigateur y fonde une colonie, la Nouvelle Jérusalem, mais reprend vite la mer en raison de l’hostilité des habitants.
En 1768, l’explorateur français Louis Antoine de Bougainville mouille à son tour dans ces eaux et nomme « Grandes Cyclades » un ensemble d’îles (Santo, Pentecôte, Mallicolo, Ambaé…) qu’il aborde une à une. Le détroit qui sépare Santo de Mallicolo porte aujourd’hui son nom.

De James Cook à John Higginson

Peu de temps après, en juillet 1774, James Cook (re)découvre ces îles à bord de la Résolution, lors de sa deuxième expédition dans le Pacifique. On doit au célèbre capitaine la première carte marine de l’archipel auquel il donne le nom de « Nouvelles-Hébrides » (en référence aux îles de l’Ouest écossais).
Plusieurs navigateurs vont se succéder dans la région : La Pérouse, d'Entrecasteaux, Bligh, Dumont d’Urville, etc.Ces terres connaîtront une colonisation lente et désorganisée. La première implantation d’Européens remonte à 1825, lorsque l’Irlandais Peter Dillon établit le commerce du bois de santal avec la Chine. Quelques planteurs australiens s’installeront plus tard dans les îles d’Éfaté et d’Epi pour exploiter le coprah. Après avoir gagné beaucoup d’argent en Nouvelle-Calédonie, l’homme d’affaires d’origine irlandaise, John Higginson, jette lui aussi son dévolu sur l’archipel. En
1882, il crée la Compagnie calédonienne des Nouvelles- Hébrides puis, douze ans plus tard, la Société française des Nouvelles-Hébrides.

Population

Estimée à près de 260 000
habitants, la population
du Vanuatu est en
majorité mélanésienne
et à 84 % catholique.
Les deux tiers sont
répartis dans les quatre
îles principales : Éfaté,
Santo, Mallicolo et Tanna.
Une population très
jeune, puisque 45 % des
habitants ont moins de
15 ans.

 

Économie

Dans ce pays que d’avantageuses lois fiscales ont transformé en paradis fiscal et où les capitaux étrangers représentent aujourd'hui
les deux tiers du PNB, l’agriculture vivrière et la pêche de subsistance
continuent à rythmer lentement la vie de la plupart des villages. Si cacao, café, kava, poivre, citrouille… tendent à se développer, le coprah reste la première ressource d’un pays dont l’économie repose aussi sur l’exportation de la viande bovine et du poisson et sur l'exploitation forestière.
Quant au tourisme, malgré la récession internationale, il représente un secteur en plein essor, la barre des 100 000 visiteurs ayant été atteinte en 2009. Ils viennent majoritairement d’Australie, de Nouvelle- Caledonie et de Nouvelle-Zélande.

Artisanat

Différent d’île en île, l’artisanat est resté très riche au Vanuatu. Il traduit, dans une large mesure, la vie ancestrale, à travers des objets d’usage courant ou utilisés lors des cérémonies coutumières. Les artisans confectionnent ainsi des plats en bois, en forme de tortues,
d'oiseaux ou de poissons stylisés, dédiés à la préparation des aliments. Ils fabriquent aussi des pilons, des couteaux, des casse-têtes, des lances ou des arcs. La plupart des sculptures représentent des visages humains.
Présente partout autrefois, la poterie ne se rencontre plus aujourd’hui que sur la partie Ouest de Santo. Les femmes utilisent leurs genoux pour mouler la terre cuite, l’arrondir et lui donner une forme de bol.
La vannerie, elle, est toujours très répandue, les femmes fabriquant des nattes, des sacs ou des paniers à partir de feuilles de pandanus et de cocotier ou de tiges de bourao.

 

 

Géographie

Situé dans l'océan Pacifique, à 540 km au Nord-Est de la Nouvelle- Calédonie, le Vanuatu est composé de plus de 80 îles et îlots, la plupart d’origine volcanique, qui totalisent une superficie de 12 189 km2 et dessinent un Y incliné vers la gauche. Près de 900 km séparent les Iles Torres, au Nord, d’Anatom, au Sud. Depuis fin décembre 1994, ces îles sont regroupées au sein de six provinces: Torba, Sanma, Pénama, Malampa, Shefa et Tafea. Point de rencontre de deux plaques tectoniques continentales, sur la ceinture de feu du Pacifique, le pays subit de fréquents tremblements de terre et de petits tsunamis. Plusieurs volcans sont en activité permanente, notamment sur
les îles de Tanna, d’Ambrym et de Lopévi. D’autres n’ont qu’une activité réduite, comme à Ambaé et Gaua. À l’Est d’Epi, il est possible d’observer le bouillonnement de l’eau en survolant à basse altitude deux volcans sous-marins.

Culture et coutume

Les îles de la Mélanésie ont toujours constitué des terres de migration depuis l’Asie vers le Pacifique. Dans ce courant migratoire, le Vanuatu occupe une place centrale. Rythmée par des cycles immuables de rites et de célébrations, la culture ancestrale est toujours très vivante. Mais plus qu’un certain nombre de traditions, il s’agit bien d’un vrai mode de vie influant sur chaque pensée et conditionnant chaque geste du quotidien. Au coeur de cette culture, la coutume régit la vie sociale, elle favorise le respect et le maintien de la loi au sein de la communauté. Les querelles peuvent ainsi être résolues de façon pacifique, par l'échange de cochons et de nattes. On retrouve la force de la coutume à chaque événement important – mariage, funérailles, circoncision, passage de grade. Chants et danses y sont incontournables. Si les habitants s’attachent à perpétuer les traditions pour que les générations futures puissent elles aussi vivre en paix et en harmonie, ces traditions ont forcément évolué avec le temps. Un exemple, le nakamal, « la maison des hommes » où l’on sert le kava, s’ouvre de plus en plus aux femmes.

 

Vêtements traditionnels

Le « nambas », ou étui pénien, porté par l’homme, est fabriqué avec l’écorce ou les feuilles du pandanus. La femme, elle, est vêtue d’une jupe faite de feuilles, de nattes tressées ou de fibres de bourao. À ces tenues de base, et en fonction des cérémonies, s’ajoutent des masques (parfois en terre cuite et fougères arborescentes), des coiffures et des parures.

 

 

 

 

L’expérience unique du
condominium

Tout au long du XIXe siècle, ces îles font l’objet d'une rivalité entre la France et le Royaume- Uni qui décident de mettre en place une administration commune. C'est ainsi que le 20 octobre 1906 est conclu, à Londres, le Condominium des Nouvelles-Hébrides.

 

 

 

 

 

 

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L’indépendance

Durant la Seconde Guerre mondiale, les Nouvelles-Hébrides sont la première colonie française à rallier le général de Gaulle. Elles représentent aussi une base arrière importante pour les Américains qui construisent de nombreuses routes et plusieurs terrains d’aviation à Éfaté et Santo.
Au cours des années 1960, la population aspire à plus d’autonomie. Les autorités du condominium entérinent en 1975
l’organisation de la première élection au suffrage universel.
En novembre 1979, le parti anglophone du pasteur Walter Lini remporte les élections générales. Le Vanua’aku Paty rafle 26 sièges à l’assemblée et Walter Lini devient le premier Premier ministre de
l’histoire. L’indépendance est proclamée le 30 juillet 1980 avec la naissance de la République de Vanuatu (Ripablik blong Vanuatu en bichlamar).
Georges Sokomanu en est le premier président. Depuis, francophones et anglophones se sont succédé à la tête du pays. La même année, une révolte sécessionniste sur les îles de Tanna et d'Espiritu Santo est étouffée avec l'aide de la Papouasie-Nouvelle-Guinée et de l'Australie. Depuis, le pays vit dans la paix, au rythme des alizés et des récoltes d’ignames.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Richesses sous-marines

Il y a bien longtemps que la beauté et la richesse de ses eaux ont établi la renommée du                             Vanuatu dans le Pacifique. Sa faune marine compterait quelque 300 variétés de coraux et 450 espèces                    de poissons. La plongée, en apnée ou en bouteille, reste un spectacle inoubliable.
Plusieurs clubs de plongée sous-marine proposent des baptêmes, ou pour les initiés, la                                           découverte de fabuleux trésors sous-marins. À Lamen Bay (Epi) et Port Resolution (Tanna),                                              il est fréquent de croiser la route de dugongs.
De leur côté, les amateurs de pêche sportive n’auront que l’embarras du choix :                                                   bonites, thons, barracudas, espadons et marlins pullulent...

 

Nature

Une flore souvent endémique

La flore du Vanuatu présente un fort taux d’endémisme et abrite, à l’intérieur de la forêt primaire, une quantité importante de plantes et d’arbres qu’on ne trouve nulle part
ailleurs. Du littoral à l’intérieur des îles, la végétation est très différente. Palétuviers, cocotiers, filaos, pandanus, bouraos... – pour ne citer que les espèces les plus connues – peuplent les bords de mer. En s’enfonçant au coeur des îles, on découvre une végétation plus dense et luxuriante, composée de melektrees, kaoris, banians, fougères arborescentes, orchidées
sauvages et autres lianes. Près des habitations, manguiers, papayers, bananiers, orangers... ont poussé en très grand nombre. Un peu partout, vous pourrez admirer quantités d’arbres et arbustes aux fleurs si belles : hibiscus, bougainvilliers, frangipaniers, flamboyants, etc. Boa du Pacifique et papillons bonnes nouvelles Beaucoup d’animaux – cochons, poules, vaches, chevaux… – furent importés par l’homme. Plus de 121 espèces d’oiseaux ont été recensées, dont une dizaine endémiques au Vanuatu. Le pays compte de nombreux papillons, parmi lesquels les papillons « bonnes nouvelles », plusieurs insectes endémiques et une dizaine de chauves-souris différentes, dont la roussette. Les reptiles ne sont pas dangereux. Parmi les plus connus, le margouillat, le lézard vert ou encore l’inoffensif boa du Pacifique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saveurs

Igname, taro et manioc fournissent
la base de l’alimentation, alors que coprah, kava ou cacao représentent une large part des exportations. La viande de boeuf est savoureuse. Elle bénéficie d’une filière très bien structurée et peut s’accompagner de labels bio.
D’origine mexicaine, 100 % naturelle, et de très haute qualité, la vanille du Vanuatu (Vanilla panifolia) est essentiellement cultivée à Santo et exportée vers la Nouvelle-Zélande et l’Australie.
Quant au poivre, blanc ou noir, il jouit lui aussi d’une excellente réputation internationale, grâce à un fort pourcentage de pipérine et un arôme puissant.
Sans oublier le café de Tanna de plus en plus apprécié et recherché et qui n’arrive plus à fournir une quantité suffisante pour répondre a la demande a l’exportation.