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UN PEU D’HISTOIRE…
Par
sa taille et sa situation stratégique, plus que toute autre
île du Vanuatu, Espiritu Santo a été une importante base
militaire de l’armée américaine pendant la Seconde Guerre
mondiale. Véritable poste avancé avant Guadalcanal, aux îles
Salomon, Santo possédait plusieurs pistes d’atterrissage,
quatre hôpitaux, un important port à Luganville, et des
demi-lunes à perte de vue ! On a même dénombré une trentaine
de cinémas !
De cette présence, il reste encore aujourd’hui de nombreux
vestiges, à Luganville même et sur toute l’île : carcasses
d’avions dans la jungle, pistes d’atterrissage, câbles
anti-sous-marins, docks, prisons, fours à pain…
One
Million Dollar Point
Le
plus spectaculaire reste le « One Million Dollar Point »,
l’endroit où les Américains se débarrassèrent de tout leur
matériel à la fin de la guerre. Camions, bulldozers, jeeps
et munitions gisent maintenant par deux mètres de profondeur
au bord de la plage.
Président
Coolidge
Les
adeptes de la plongée en bouteille s’offriront mieux encore
: une visite sur le
Président Coolidge,
fabuleux paquebot de luxe, réquisitionné pendant la guerre
par l’armée américaine, qui a coulé en sautant sur deux
mines alliées. Au
moment du drame, il transportait 5000
hommes. Seuls deux périrent. Ce bâtiment, long de 200
mètres, gît aujourd’hui par 30 à 70 mètres de profondeur.
Les cales regorgent toujours de matériel et de véhicules de
guerre. Des munitions, des casques et des fusils hantent
toujours les couloirs et la vaisselle les cuisines…
James Albert Michener
Sur
l’île, le lieu où vivait le lieutenant James Albert Michener
se visite aussi. Ce soldat américain, historien de l’armée,
s’est inspiré des environs pour écrire son roman « Contes du
Pacifique Sud » (Tales of the South Pacific), ouvrage qui
lui a valu le Prix Pulitzer de la fiction, en 1948. Il y est
question d’histoires d’amour
sur fond de guerre, celle d’un jeune Marine et d’une belle
Tonkinoise, de l’infirmière Nellie et d’un planteur
français, Emile De Becque. Le tout dans un paradis tropical
inspiré de Santo.
L’histoire a rencontré un vif succès dans le monde
anglo-saxon et a même fait l’objet d’un film.
Fanafo et Jimmy Stevens Vous pourrez aussi visiter le
village coutumier de Fanafo, où vécu Jimmy Stevens, chef des
rebelles qui refusèrent l’autorité de Port-Vila à l’aube de
l’indépendance.
Il fut emprisonné jusqu’en 1991. Jimmy Stevens retourna
alors à Fanafo, où il mourut en 1994.

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