Histoire
 
Les
vestiges archéologiques trouvés au Vanuatu indiquent que
l’homme y a habité depuis longtemps (3000 ans environ).
LES TERRES AUSTRALES DU
SAINT-ESPRIT
Il semblerait que ce soient des navigateurs mélanésiens
venant de la Papouasie Nouvelle-Guinée qui aient colonisé en
premier le Vanuatu. Leurs traversées étaient longues et
périlleuses, leurs canots servant également à transporter
des animaux et des plantes.
D’autres suivirent, pendant une assez longue période, avant
de se sédentariser. De nos jours, les îles habitées ont
leurs propres langages et coutumes.
La première découverte de l’Archipel parles Européens
remonte à mai 1606. C’est le Portugais Pedro Fernandez de
Queiros qui, croyant avoir atteint le continent austral tant
recherché, lui donne le nom de : «Terra Australia del
Espiritu Santo», d’où le nom actuel d’Espiritu Santo.
Les relations n’étant pas des meilleures avec les indigènes,
Queiros quitte le pays qui retombe dans l’oubli.
Ce n’est que 160 ans plus tard que le Français Louis Antoine
de Bougainville reconnaît cette île et lui donne le nom
des«Grandes Cyclades» en même temps que Maewo, Pentecôte,
Mallicolo, Malo et Ambae où il fait acte de prise de
position. Il laissera même son nom au détroit qui sépare
Santo de Mallicolo.
JAMES COOK ET LES
NOUVELLES-HÉBRIDES
Le 16
juillet 1774, le Britannique James Cook, à bord du
Résolution, découvre à son tour l’archipel lors de sa
deuxième expédition dans le Pacifique. On lui doit la
première carte marine de l’archipel et le nom de
«Nouvelles-Hébrides». Mais le célèbre capitaine ne
restera que 46 jours.
Plusieurs
navigateurs se succèdent par la suite. Parmi eux, La
Pérouse, d'Entrecasteaux, Bligh et Dumont d’Urville.
Certains baleiniers y font aussi escale. La première
installation d’Européens remonte réellement à 1825
lorsque l’Irlandais Peter Dillon établit le commerce du
bois de Santal avec la Chine.
Puis le commerce du bois allant en s’épuisant, bon
nombre de santaliers se reconvertissent en recruteurs de
main d’œuvre, appelés les «blacks birding», pour les
îles Fidji et le Queensland. Quelques planteurs
australiens s’installent dans les îles de Vaté et d’Epi
pour exploiter le coprah. On y voit aussi des colons de
Nouvelle-Calédonie, comme John Higginson qui rêvait de
l’annexion des Nouvelles-Hébrides par la France. Il
acheta plus de 300 000 hectares qu’il redistribua aux
Français et créa la Compagnie Calédonienne des
Nouvelles-Hébrides.

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